Centres d'information des Nations Unies

Message de Kiyo Akasaka,
Secrétaire Général Adjoint à la communication et à l'information
et Coordonnateur pour les questions de multilinguisme
à l'occasion de la Journée Internationale de la Langue Maternelle


Le 21 février, les communautés dans le monde entier observeront la Journée internationale de la langue maternelle. Nous célébrerons en ce jour la riche diversité culturelle et linguistique qui caractérise notre monde.


Cette Journée marquera aussi la fin de l’Année internationale des langues, qui a été lancée ce même jour il y a un an, avec un message simple : « Les langues, ça compte ! ». En proclamant cette Année, l’Assemblée générale avait la volonté de promouvoir « l’unité dans la diversité » et la compréhension internationale par le biais du multilinguisme.


Les Nations Unies considèrent le multilinguisme comme un moyen de promouvoir, protéger et préserver la diversité des langues et des cultures. L’Organisation mesure toute l’importance de communiquer avec les peuples du monde dans leur propre langue.


Les langues, que vous comprenez ou parlez, que vous écrivez ou lisez, sur Internet ou en société, peuvent faire toute la différence entre savoir et ignorer, et entre pouvoir participer ou être exclus.


Le Département de l’information travaille et communique avec le monde par le biais des médias traditionnels et des nouvelles technologies, dans les six langues officielles des Nations Unies. Mais nous allons aussi bien au-delà de ces six langues pour atteindre les millions de gens qui composent les régions linguistiques. Par exemple, nos programmes radio sont aussi produits en Kiswahili et en Portugais.


Notre réseau de 63 Centres d’information des Nations Unies (CINU), qui a la capacité de travailler dans presque 50 langues différentes et qui peut produire du matériel informatif dans plus de 100 langues, participe activement à la promotion du multilinguisme et des langues autochtones. Travaillant de concert avec les autorités et d’autres partenaires, ils participent à la création d’outils qui facilitent le développement économique et social et l’engagement politique.


Au Mexique, par exemple, les Nations Unies travaillent avec des partenaires locaux pour traduire la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans plus de 20 langues locales. Les deux premières traductions ont été réalisées en langues maya et huasteca hidalgense.


Au Bangladesh, le CINU informe les populations locales des développements importants des activités du système des Nations Unies, ainsi que des événements relatifs à la région Asie-Pacifique, dans une lettre d’information publiée en bangla. Il publie aussi en bangla un certain nombre de travaux sur des questions diverses, allant du changement climatique aux instruments et conventions concernant les droits de l’homme.


En Afrique, les Centres d’information des Nations Unies ont traduit les Objectifs du Millénaire pour le développement dans 34 langues africaines – dont l’afrikaans, le dhoulo, l’ewé, le haousa, le kikuyu, le malgache, le mooré, le sesotho, le wolof, le yoruba et le zoulou – s’assurant ainsi que les populations sont informées et peuvent participer à la réalisation de ces Objectifs.


Le CINU du Burkina Faso a récemment traduit des documents majeurs des Nations Unies, tels que la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme ou encore les Objectifs du millénaire pour le développement, dans des langues locales, pour ensuite les partager avec nos partenaires de la société civile.


Les stations de radios de l’ONU, en diffusant des informations fiables, facilitent le dialogue pour soutenir les efforts de paix en cours. Radio Okapi, en République démocratique du Congo, émet dans cinq langues : français, kikongo, kiswahili, lingala et tshiluba. Les programmes sont diffusés dans tout le pays et offrent aux populations une opportunité d’être entendus à leur tour.


La Journée internationale de la langue maternelle est une nouvelle occasion d’encourager et de soutenir la diversité linguistique et le multilinguisme.


Elle nous inspire aussi pour continuer à travailler avec les gouvernements, les organisations internationales, la société civile, les institutions éducatives, et le secteur privé, entre autres, et nous assurer que ce respect de la diversité est traduit dans la langue de la paix, et que la compréhension des valeurs universelles que nous partageons nous aide à faire de ce monde un monde meilleur.